La boîte verte qui lui tient alors lieu de maison ressemble à une mini remorque, de moins de 1m de large, 1.20m de long et de 1.50m de haut.
Mis à part son toit arrondi en métal, elle est faite de bois et s’appuie sue quatre petites roues. L’intérieur est meublé d’une vieille banquette d’autobus, avec un prolongement pour les pieds, et de quelques étagères destinées à recevoir la nourriture et les quelques biens de son occupant.
Cette maison lui permettait de se déplacer partout et de s’arrêter où il veut. Grâce à son style de vie, il échappe à l’attention du gouvernement. Cet homme farouchement indépendant refuse en effet de payer tout impôt ou taxe locale. En revanche, il n’attend rien de l’état.
Il a des idées saugrenues, notamment la hantise des fermetures à glissière ; il les découd aussitôt qu’on lui donne un pantalon, afin que la foudre ne puisse pas frapper près d’un endroit aussi sensible.
Sa façon de parler elle-même est curieuse, car il souffre d’un trouble de langage. Le son d’un mot lui en rappelle un autre, sans aucun rapport avec lui, et sa conversation part de tous les sens sans aucune suite, si ce n’est pour lui.
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